LE MIL, UNE PERLE NUTRITIVE !


Le mil pénicillaire est le plus cultivé de toutes les espèces de mil. Il a plusieurs autres noms: petit mil, mil à chandelle, mil perlé, babala, bajra, cumbu, dukhn, gero, sajje, sanio et souna. On abrège très souvent son nom; il est alors simplement appelé mil

Le mil désigne en général la variété de millet appelée “millet perle” – à cause de la taille des graines, petites et rondes, de cette céréale, et qui concerne 50% des surfaces consacrées au mil en Afrique. Le “gros mil” est le sorgho, une autre variété parmi les centaines de variétés de millet.

Au Sahel, le mil représente une culture vivrière importante, et souvent la première céréale consommée. Au Niger, le mil et le sorgho constituent près de 3/4 de l’apport calorique quotidien. Au Mali et au Sénégal, le mil représente 40% des céréales consommées ; au Burkina, au Tchad et en Gambie, le mil compte pour 1/3 des céréales consommées. Selon les pays, en Afrique les consommations oscillent entre 20 et 50 kg/personne/an – les plus élevées du monde.

Des femmes maliennes en train de vanner du mil

Car cette plante pousse vite, se satisfait de sols pauvres et de faibles pluies, et pousse là où d’autres céréales comme le blé, le maïs ou le riz, ne pourraient pas se cultiver. En outre, elle peut être stockée pendant 5 ans.

En Afrique, le mil est cultivé par des petits paysans, sans engrais, et selon des procédés entièrement manuels. Les rendements sont par conséquents très bas : entre 200 et 500 kg/ha. Mais une nouvelle variété de mil a été créée par des agronomes récemment, qui pousse en 70 jours au lieu de 140, et a été expérimentée au Burkina Faso.

Au Sahel, un dicton dit : « la meilleure épouse est celle qui préparer bien la boule de mil ». La préparation culinaire du mil est en effet du ressort des femmes, qui commencent par piler les graines dans un mortier. Leur gestuelle est d’ailleurs devenue une “image d’Epinal” des représentations de l’Afrique. « Celle qui n’a jamais soulevé le pilon ne se rend pas compte du travail que cela représente ! », raconte Brigitte, grande voyageuse. En Afrique de l’Ouest et au Sahel, le mil est souvent préparé en bouillie – comme au Burkina Faso, le célèbre « TÔ », ou au Sénégal, le “lakh”, préparé avec du lait fermenté ; en couscous, comme le “Thierré Bassi”, couscous de mil du Sénégal.


Le “Thiéré“ en wolof, le couscous sénégalais est fait à base de céréales locales, le mil en général

Les bienfaits du mil

Le mil contient 11% de protéines, soit le même taux que le blé. Il est très riche en vitamines B, acide folique, calcium, fer, potassium, magnésium, et zinc.