LE KENYA INAUGURE LE PLUS GRAND PARC ÉOLIEN DU CONTINENT AFRICAIN


Le président kényan Uhuru Kenyatta a inauguré vendredi le plus grand parc éolien d’Afrique, 365 éoliennes situées dans une zone semi-désertique du nord du Kenya et qui produisent plus de 15% des besoins en électricité du pays.

Construit dans une vallée aux paysages lunaires sur la rive est du lac Turkana, et dans un corridor naturel considéré comme un des endroits les plus venteux au monde, ce projet de 680 millions de dollars (600 millions d’euros) représente le plus grand investissement privé de l’histoire du Kenya.
« Aujourd’hui, nous avons à nouveau haussé la barre pour le continent alors que nous inaugurons le plus grand parc éolien » d’Afrique, a déclaré le président Kenyatta lors d’une cérémonie sur le site du projet.
« Sans aucun doute, le Kenya est en train de devenir un leader mondial en matière d’énergie renouvelable », a-t-il ajouté, au moment d’inaugurer ce projet qui a connu de nombreux contretemps, notamment lors des négociations en amont de la construction et pour la connexion du parc éolien au réseau électrique.


En avance sur le planning

L’installation des éoliennes a été achevée en avance sur le planning. Hautes de près de 50 mètres et fabriquées par le Danois Vestas, elles ont été transportées une par une par la route depuis le port de Mombasa, à quelque 1200 kilomètres de là. Quelque 200 kilomètres de pistes ont dû être améliorées pour l’occasion.

Ces éoliennes ont été spécialement conçues pour endurer les vents du “corridor du Turkana”, formé par le relief et qui offre toute l’année des conditions de vent optimales.

Le parc éolien a été achevé en mars 2017, mais n’a pu être connecté au réseau électrique kényan que 18 mois plus tard, en septembre 2018. En cause, des problèmes dans le financement de la ligne électrique ad hoc de 428 kilomètres, ainsi que pour l’acquisition de terrains pour la construire, des responsabilités incombant à l’Etat.

Le projet a bénéficié d’un prêt de quelques 200 millions de francs suisses de l’Union européenne et du financement d’un consortium de sociétés européennes et africaines.