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Courriers électroniques
 

Courriers électroniques, recherche web, clés USB... Quels impacts sur l'environnement ?

03 Juin, 2014
Categorie: Astuces Vertes
Tag: PHP

 

 

Envois de mails, impression papier, recherche sur le web, autant de pratiques quotidiennes dont nous ne mesurons pas l’impact écologique. D’après le rapport "Impacts of Information and Communication Technologies on Energy Efficiency", réalisé par BIOIS (spécialiste des études et du conseil dans le domaine de l'information environnement et santé sur les produits) pour la Commission européenne en 2008, les Technologies de l'Information et de la Communication (ou TIC) contribuaient en 2005 à hauteur de 2% aux émissions européennes de gaz à effet de serre. Cette contribution pourrait atteindre jusqu'à 4% à l'horizon 2020.
L’ADEME vient d’effectuer des analyses de cycle de vie sur trois pratiques courantes des TIC : le courrier électronique, la recherche sur Internet et l'utilisation de clé USB.


 

Le courrier électronique

Chaque jour, des centaines de messages électroniques se bousculent dans nos boîtes: des courriels professionnels, des messages personnels mais aussi d'innombrables newsletters, chaînes de mails ou publicités. Au final, 247 milliards de courriers électroniques ont été envoyés chaque jour dans le monde en 2009, en prenant en compte les spams, et ce chiffre devrait grimper à 507 milliards d'ici trois ans, selon rapport de l’ADEME. En se basant sur le fait que chaque employé d’une entreprise reçoit 58 emails et en envoie 33 par jour, avec une taille moyenne d’environ 1Mo. Ces envois de courriers électroniques entraînent des émissions de gaz à effet de serre puisqu'ils nécessitent des serveurs informatiques, des réseaux et de l'électricité. Sur la base de 220 jours ouvrés par an, ces dernières représentent 13,6 tonnes équivalent CO2. Ainsi, diminuer de 10 % la proportion d'envoi de courriels au sein d'une entreprise de 100 personnes permettrait un gain de 8 tonnes équivalent CO2 sur un an (équivalent à 8 allers-retours New-York/Paris).
Plusieurs facteurs sont pris en compte pour déterminer l'empreinte carbone des emails : temps de lecture à l'écran, impressions papiers éventuelles, temps de stockage des mails sur serveur informatique, nombre de destinataires, poids des pièces jointes au mail...
Le meilleur mail, d'un point de vue écologique, est donc un mail qui comporte peu ou pas de pièces jointes, envoyé à peu de destinataires, qui ne sera pas imprimé et qui sera rapidement détruit. A ce titre, rappelons que les mails entre collègues, ne sont pas toujours indispensables, tout comme les coups de fil (vu l’impact négatif des ondes téléphoniques sur notre cerveau): on peut très bien se déplacer pour aller discuter de vive voix : un bénéfice pour l'environnement et notre santé.

 

L'impression de documents

Tout comme l’envoi des emails, l'impression des documents est également source d’émissions des gaz à effet de serre. Diminuer de seulement 10% le nombre d'impression des courriers électroniques reçus par les employés d'une entreprise de 100 personnes permet d'économiser 5 tonnes équivalent CO2 sur un an (soit l'équivalent d'environ 5 allers-retours New-York/Paris). De plus, régler son imprimante par défaut en mode noir et blanc, brouillon, recto/verso, 2 pages par face permet de diviser par 3 les émissions de gaz à effet de serre.

 

Recherche sur le Web

Selon l’étude de l’ADEME, un internaute français effectue en moyenne 2,6 recherches sur Internet par jour, soit 949 recherches par an (365 jours/an). Sur la base de 29 millions d'internautes en France, les émissions de gaz à effet de serre représenteraient 287 600 tonnes équivalent CO2. Pour un internaute individuel, cette recherche d'information sur Internet via un moteur de recherche représenterait 9,9 kg équivalent CO2 par an.
Afin de réduire l'impact écologique d'une recherche sur le web, l’étude montre qu’il faut introduire des mots précis dans le moteur de recherche afin d'atteindre plus rapidement le site souhaité car les serveurs consomment de l’électricité et dégagent de la chaleur.
N'hésitez pas à utiliser également vos favoris ou à taper directement l'url du site que vous connaissez : ceci permet d'éviter le passage par le moteur de recherche, gourmand en énergie avec ses serveurs. Ces deux usages permettent un gain de 5 kg équivalent CO2 par an, ce qui représente l'économie de 40 km parcourus en voiture.

 

Les clés USB

D'une manière générale, la distribution à tout va de clés USB n'est pas une bonne idée du point de vue de l'environnement, car ces supports, souvent abandonnés par la suite, doivent être fabriqués avec des composants électroniques. Il est plus judicieux de partager des documents sur un site Internet dédié au partage de fichiers, il en existe maintenant de nombreux.

 

Synthèse des conseils utiles en matière de TIC

  • Faire durer autant que possible la durée de vie des équipements.
  • Éviter d'imprimer systématiquement chaque document, quelle que soit sa nature.
  • Optimiser ses recherches sur Internet.
  • Rationaliser le nombre de destinataires des courriers électroniques.
  • Nettoyer régulièrement sa messagerie électronique en supprimant les messages trop anciens.
  • A l'achat, choisir de préférence un ordinateur certifié par l'écolabel européen ou Energy Star.
  • Être attentif à la fin de vie de son ordinateur, considéré comme un déchet électronique : le dépôt en déchèterie ou le retour en magasin sont deux options possibles.
  • Éviter de distribuer systématiquement des clés USB de type publicitaire.