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Sea Bubble : la voiture qui volera bientôt sur l’eau

12 Juillet 2016
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Alain Thébault, déjà créateur de l’Hydroptère, a mis au point un véhicule électrique pour circuler sur les fleuves, rivières et lacs. Test prévu à Paris dès le printemps prochain.

Des prototypes de la voiture Sea Bubble qui pourraient circuler au-dessus de la Seine, à Paris, dès 2017. (Sea Bubble)

 

Depuis cinq ans, Alain Thébault navigue au-dessus des océans grâce à son bateau Hydroptère, capable d’affronter la haute mer. Il s’attaque désormais au milieu urbain avec comme objectif de faciliter les déplacements et limiter les embouteillages. « Mes filles m’ont dit “c’est très bien d‘avoir battu le record de vitesse à la voile mais tu pourrais être aussi utile pour la planète”. J’ai alors eu un déclic », raconte-t-il.

 

Son projet, Sea Bubble (littéralement “bulle de mer”) est une automobile capable de transporter quatre personnes au-dessus de l’eau. Le principe ? Un bateau monté sur des “foils”, sortes d’ailes inclinées à 45° plongeant dans l’eau, et créant une force portante au-delà d’une certaine vitesse (ce qui permet de soulever la bulle). La bulle ne génère pas de vagues, donc n’abîme pas les berges, et la douceur des mouvements offre un certain confort aux passagers.

 

A VivaTech, Macron commande les premières « Sea Bubble » pour ses douaniers

 

Le véhicule est propulsé par un moteur et des batteries électriques, alimentées par panneaux solaires. Un projet respectueux de l’environnement, avec un taux d’émission de CO2 égal à zéro (hors production). Le choix d’un moteur électrique permettra aux Sea Bubbles de naviguer par la suite dans des zones protégées, en Corse par exemple. Petit bémol : malgré leurs 100 km d’autonomie, les bulles n’avanceront pas à plus de 18 km/h.

 

Un soutien au-delà des espérances

Chaque véhicule coûte 12 000 euros pièce pour sa fabrication. Une centaine de pré-commandes ont déjà été effectuées. Les soutiens sont nombreux : on compte notamment Henri Seydoux, patron de Parrot (entreprise de drones), le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, ou encore Anne Hidalgo, la maire de Paris. Cette dernière souhaite que Paris soit la première capitale mondiale à tester les bulles, dès le printemps 2017.

 

Les Sea Bubbles fonctionneraient dans un premier temps à la manière des véhicules avec chauffeur (VTC), par le biais d’une application et à des prix similaires. Mais l’idée est de les rendre complètement automatiques et autonomes pour en faire un véritable moyen de transport en location, à l’instar des Velib’ et Autolib’. D’après ses inventeurs, les villes de Londres et Hongkong seraient également intéressées.

 

 

 

© nationalgeographic.fr