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La Prophétie dite à Pikine ...
 

« La Prophétie dite à Pikine… », quand art et écologie se rencontrent

02 Juil, 2014
Categorie: Actualités
Tag: PHP

 

 

Le 04 juin 2014, à l'occasion de la Journée Mondiale de l'Environnement, les artistes des cultures urbaines et le public du festival Festa2H, portés par l'association Africulturban, ont rejoint la Communauté d'Ecofund, aux côtés du Professeur Adams Tidjani (Magazine VIE) et du photographe Fabrice Monteiro, en proposant leurs visions sur l’urgence de protéger l'environnement. Inspirés par le projet « La Prophétie » qui allie art et écologie, des graffeurs comme Docta, Big Key, Madzoo et bien d'autres ont réalisé des fresques murales autour du centre socioculturel de Pikine, face à la rue. Le collectif de graffeurs a ainsi représenté des fléaux écologiques qui menacent la nature au Sénégal et sensibilisé la population du quartier sur la nécessité de changer de comportements (comme la fresque dénonçant le chauffeur jetant son mégot dans la brousse, engendrant un feu de brousse dévastateur).

Un riche et sympathique échange a donc permis au jeune public et aux artistes de s'informer sur problèmes environnementaux qui touchent notre quotidien au Sénégal, et de discuter des solutions à trouver pour changer les choses. En effet, autant faut-il être conscient des enjeux environnementaux de notre pays, autant faut-il avoir assez d’informations pour les maîtriser pleinement.
Les jeunes ont d’abord expliqué que, dans la vision commune, l’environnement s’arrête à la protection des feuilles et des fleurs. Or, si les citoyens ne comprennent pas que l’environnement touche leur santé, leur bien-être et leur portefeuille, ils ne s’y intéresseront jamais. Si les habitants de Pikine ne comprennent pas que leurs maladies sont causées par des facteurs environnementaux, par exemple à cause des gaz d’échappement nocifs dus à la circulation, ils ne se sentiront jamais concernés par la protection de LEUR environnement, c’est-à-dire l’air qu’ils respirent, les rues où ils marchent, le quartier où ils vivent, l’eau qu’ils boivent, les aliments qu’ils mangent etc. L’environnement est un tout indissociable qui va d’un trou sur la route pouvant causer un accident, aux pesticides répandus sur les cultures, à la santé du travailleur de Mbeubeuss, en passant par le développement des produits locaux.
Les slameurs comme Moustapha d'Africulturban, Guis MC ou Sall Ngaary ont ensuite déclamé des textes sur la nécessité de protéger la nature. Un des slameurs a par exemple pris le cas d’une femme qui, plutôt que de jeter ses détritus dans une poubelle située à 2 mètres d’elle, préfère les jeter par terre, par facilité. Il faut donc inciter à un changement des comportements, sans lequel la planète - c’est-à-dire nous tous - continuera à subir les affres de sa dégradation.
L'ambiance était contagieusement électrique lorsqu'une séance improvisée de danse hip hop a réuni tous les participants sénégalais mais aussi les invités danois, français, espagnols etc. du festival. Le conteur Lamine Mbengue a enfin clôturé la journée par un conte très apprécié des enfants du quartier et improvisé autour du film making-of des photos "La Prophétie" diffusé par l'équipe de Mobiciné. Nous sommes confiants en cette future génération, qui a beaucoup appris sur les besoins de protéger notre environnement naturel.

Notre série « La Prophétie dite à … » continue, bientôt sur les murs de l'autoroute à péage suite au partenariat entre Ecofund, Doxandem Squad et SENAC S.A etc. !

 

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