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Le pétrole bleu ...
 

La révolution du « pétrole bleu » : une énergie bio et dépolluante !

13 Oct, 2014
Categorie: Actions
Tag: PHP

 

 

Après 5 années de recherches, la société Bio Fuel Systems (BFS) a pu lancer sa première unité de production de « pétrole bleu » à Alicante (Espagne). Le concept est simple et totalement propre : il s’agit d’un « procédé de conversion énergétique accélérée » qui transforme les rejets excessifs de CO2 en pétrole de qualité. Cette conversion repose sur les effets de la photosynthèse, de l’énergie solaire et des propriétés du phytoplancton (microscopiques algues), pour obtenir un carburant comparable au pétrole fossile et ayant les mêmes propriétés en terme de produits dérivés (plastiques, polymères etc.).

 

 

Le tout est d’ailleurs écologique, puisque le phytoplancton utilisé est cultivé au sein de photobioréacteurs verticaux (énormes tubes) à partir de souches sélectionnées pour leur teneur en lipides et sans prélèvement de spécimens dans la nature. Aujourd’hui, il est donc possible de faire du pétrole à partir de C02, d’énergie solaire et d’algues.

Le lieu d’implantation de BFS n’est d’ailleurs pas choisi au hasard : il héberge de nombreux spécialistes des algues marines, tout en étant proche d’une cimenterie qui recrache chaque jour d’énormes quantités de CO2. Le système est simple : des photobioréacteurs brassent du phytoplancton (algues microscopiques) mélangé à du nitrate, du phosphate et surtout du C02, directement récupéré à la sortie des tuyaux de la cimenterie.
En bref :

  • 1 hectare de photobioréacteurs permet d’absorber 12.000 tonnes de CO2 et de produire environ 5.500 barils de pétrole par an
  • le C02 capté peut même être transformé en électricité grâce à des turbines ou à des moteurs de combustion internes
  • de nombreux sous produits peuvent être extraits du processus de transformation (acides gras essentiels type oméga 3 ou 6)
  • 1 baril de pétrole = 2.168 kg de C02 absorbés et 937 kg de C02 neutralisés définitivement après combustion
  • en prenant en compte l’ensemble du cycle de production de l’énergie consommée, une voiture avec un tel pétrole est la seule à avoir un bilan carbone négatif (-48 kg de CO2) contre une voiture au pétrole fossile (+19 kg) ou une voiture électrique (+0,3 kg).