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Mercure dentaire
 

Mercure dentaire: le prochain scandale sanitaire?

10 Juin 2014
Categorie: Cartons rouges
Tag: PHP

 

 

VIE avait déjà soulevé le problème du projet d’élimination du mercure dans les structures hospitalières du fait de son extrême dangerosité au moment où le Sénégal ratifiait la Convention de Minamata sur le mercure en octobre 2013. Rappelons que cette Convention internationale tire son nom d’un drame écologique et sanitaire des années 1950, Minamata étant une baie japonaise contaminée au mercure par une usine pétrochimique. La contamination fut telle que l’écosystème dans son ensemble, jusqu’aux êtres humains, a été touché et ce, de manière durable. En effet, si en 1950 plus de 1000 personnes sont mortes à la suite de cette contamination, il y a aujourd’hui 38 000 personnes malades en raison de ce mercure déversé dans la baie.

 

 

Sans aller dans ces situations dramatiques, de manière générale, nous sommes tous concernés par le mercure, élément premier des amalgames dentaires. En effet, les plombages qui soignent nos caries contiennent 50% de mercure. Or, l’exposition prolongée à ce métal et à ses vapeurs aurait des conséquences désastreuses sur la santé, notamment des enfants et des femmes enceintes. Depuis 170 ans, les dentistes utilisent cet amalgame dentaire contenant 50% de mercure inorganique associé à de l’argent ou de l’étain. Ainsi, chaque année, des tonnes de mercure seraient ainsi placées dans la bouche des patients, un métal présent dans 70% des plombages de molaires ou prémolaires.


Rappelons que le mercure est un poison. Selon un toxicochimiste, le mercure est un produit cancérogène, mutagène et reprotoxique – un CMR. Le mercure est également toxique pour le système immunitaire et hormonal. Il s’accumule dans l’organisme au niveau du cerveau, des glandes endocrines, ou du système cardiovasculaire. Il est donc impossible de définir une dose d'exposition sans danger pour la population fragile. Ce sont les vapeurs de mercure organique qui sont les plus toxiques mais le mercure inorganique n’est pas exempt de danger pour la santé.


Cependant, les syndicats des dentistes français réfutent sa dangerosité : «Il n'y a aucune trace de mercure dans les urines et le sang des personnes qui ont des amalgames. Il n'y a jamais eu de preuve scientifique que ce soit dangereux pour la santé». Rappelons cependant que la France est le seul pays européen à s’opposer au retrait des amalgames en mercure.


Par mesure de précaution, les observateurs prônent une restriction dans son emploi, surtout auprès des enfants, en attendant d’y voir plus clair.