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Kenya : des scooters fonctionnant à base d'énergie solaire

29 Oct 2015
Categorie: Actions
Tag: PHP

 

 

Trois étudiants de l’université de Nairobi ont imaginé un système permettant d’équiper des scooters de batteries chargées à l’énergie solaire. Ceci contribuera à la baisse significative des coûts du transport. Ces étudiants sont Charles Ogingo, Robet Achoge et James Ogolla en dernière année d’ingénierie à l’université de Nairobi.

Un des modèles de scooters - destinée au transport de marchandises surtout - fonctionnant avec une batterie chargée à l'électricité solaire, élaboré par Pfoofy Power Ltd. Photo : Pfoofy Power Ltd.

 

Ces trois ingénieurs fondateurs de l’entreprise Pfoofy Power Ltd, se sont investis dans la création d’Ecotran, le premier scooter écolo du pays, d’abord par souci environnemental.

 

Selon une étude 39 % de la pollution de l’air dans le pays est causée par les pots d’échappements, particulièrement dans la capitale, qui compte plus 2,25 millions de véhicules immatriculés – pour quelque 3,2 millions d’habitants. D’où la naissance d’Ecotran, le premier scooter écolo du Kenya, explique Robert Ochoge, l’un des trois fondateurs de l’entreprise Pfoofy Power Ltd.

 

L’entreprise a acquis, grâce aux 90 000 € remportés lors d’un concours organisé par le Fond des Nations Unies pour le développement de l’Afrique, une quarantaine de scooters électriques qu’elle alimente grâce à des batteries chargées avec des panneaux solaires.

 

Un des scooters achetés par Pfoofy, équipé de batterie électriques, destiné au transport de passagers et au service de mototaxi. Photo : Pfoofy Power Ltd.

 

Les taxi-moto, leur principale clientèle, louent les motos à environ 4.000 FCFA (6,45 €) par jour, un prix qui inclut également les frais des batteries qui sont rechargées gratuitement en cas de besoin. Ce système est très rentable par rapport à celui, classique, où la location de la moto et l’achat de l’essence reviennent à 10.000 FCFA (15,3 €) par jour.

L’entreprise met actuellement en place deux stations de recharge de 10 kw de capacité pouvant charger une quarantaine de motos.

 

« Au Kenya, on ne peut pas dire que tout le monde se sente concerné par l’écologie et le changement climatique. Ceux qui n’ont pas assez pour vivre pensent d’abord à leur pouvoir d’achat et c’est par des solutions pratiques comme la nôtre qu’on peut les convaincre.» a déclaré Robert Ochoge à France 24.

 

Au Kenya, l’utilisation des deux roues a connu une importante hausse au cours de la dernière année. De 2005 à 2011, 70% des véhicules immatriculés étaient des deux roues.

 

 

2015 | Par Samira Konté | Src : agencecofin