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Ebola : l'OMS déclare ...
 

EBOLA : l’OMS déclare un « état d’urgence de santé publique mondiale »

19 Août 2014
Categorie: Cartons rouges
Tag: PHP

 

 

Cette épidémie est sans précédent, absolument pas sous contrôle et la situation ne fait qu'empirer puisqu'elle s'étend encore, avec des foyers très importants. C'est à l'OMS et aux gouvernements à déployer et à organiser davantage de moyens pour amener les efforts et la capacité au niveau requis pour commencer un début de contrôle de cette épidémie.
Bart Janssens, directeur des opérations de l’ONG Médecins Sans Frontières

 

L’épidémie EBOLA est devenue « incontrôlable » en Afrique de l’Ouest, depuis son apparition en Guinée en début d’année. Elle a rapidement touché la Sierra Léone, le Liberia et aujourd’hui le Nigéria. Les chiffres de l’OMS du 19 août 2014 dénombrent 1229 morts, soit 84 décès de plus en 2 jours, dans seulement 4 des pays les plus touchées (Sierra Léone, Libéria, Guinée et Nigéria). Il faut cependant considérer ces chiffres comme faibles par rapport à la réalité, car la grande majorité des personnes atteintes ne sont pas comptabilisées par manque d’accès aux postes de santé, absence de détection de la maladie etc. Rappelons qu’EBOLA est 25 à 90% mortel, car il n’y a ni vaccin ni traitement efficace, si ce n’est la résistance physique de chacun.
Cette épidémie est aujourd’hui très grave, l’OMS ayant déclaré une urgence de santé publique mondiale. Des mesures sont prises en conséquence : la plupart des pays frontaliers ont fermé leurs frontières et sont en état d’alerte ; les vols en provenance des pays les plus touchés sont interdits dans de nombreux pays etc. Cependant, le plus grand danger réside dans le coutumes locales, car les endroits les plus touchés sont les plus reculés, où les cérémonies funéraires sont propices à la propagation du virus, où les habitudes alimentaires mettent en danger les personnes et où les techniques de prévention sont mal perçues.

La crainte de psychose générale

Le problème que rencontrent les Etats aujourd’hui est le risque d’une crise de panique générale face à une épidémie incontrôlable. En effet, dans la nuit du 16 août, des hommes armés ont attaqué et pillé un centre d’isolement au Libéria, d’où ont fui 17 patients contaminés. Le risque de propagation de la maladie est donc immense, sans compter le matériel subtilisé, qui est lui aussi contaminé … 

Un vaccin contre EBOLA ?

Tout a commencé avec un vaccin expérimental appelé « Zmapp », administré aux 2 américains atteints d’EBOLA rapatriés aux Etats-Unis. Leur état s’étant amélioré, la question de la diffusion du vaccin dans les pays touchés s’était posée, avec difficulté, car un vaccin ne peut être validé après seulement 2 essais sur l’homme. Cependant, Washington a rapidement donné son accord pour un envoi de la totalité des sérums expérimentaux disponibles au Libéria, le 12 août 2014, à la demande de la présidente nigériane Ellen Johnson Sirleaf. Il faut cependant rester prudent quant à l’efficacité de ce « remède miracle », car le prêtre espagnol en ayant bénéficié lui aussi, est malheureusement décédé.
Par ailleurs, d’autres scientifiques sont sur la piste d’un vaccin : le Canada aurait découvert un sérum, appelé « TKM-Ebola », partiellement autorisé par l’agence sanitaire américaine. Le Canada a d’ailleurs décidé de mettre à disposition ces sérums (environ 1000 doses) aux pays qui le demandent, car il semble prévenir les infections mais en limiter les symptômes si administré peu de temps après la contamination. Un chercheur nigérian aurait lui aussi trouvé un vaccin contre EBOLA, le « Nano Silver », dont la diffusion a été autorisée par le gouvernement nigérian à titre de vaccin expérimental.

Même si nous espérons être sur la voie d’un remède, il ne faut cependant pas confondre vitesse et précipitation, car de tels vaccins doivent subir de nombreux tests avant de pouvoir être produit et diffusé en grande quantité pour l’homme. Par ailleurs, ces sérums ne sont disponibles qu’en faible quantité, car chaque dose coûte environ 1000 à 1500$ pour son élaboration. Néanmoins, face à l’urgence de la situation, l’OMS a tout récemment approuvé l’emploi de traitements expérimentaux : « Devant les circonstances de l'épidémie et sous réserve que certaines conditions soient remplies […] il est éthique d'offrir des traitements non homologués dont l'efficacité n'est pas encore connue ainsi que les effets secondaires, comme traitement potentiel ou à titre préventif ».

Rappelons que le virus EBOLA se contracte par un contact avec les sécrétions corporelles d’une personne contaminée : sellessangsalivesueur etc. L’incubation avant l’apparition des premiers signes peut durer de 2 à 21 jours
La maladie peut également être contractée via des agents contaminés, par exemple les bœufs que l’on mange ou encore le contact avec les corps lors des cérémonies mortuaires etc.

Les gestes pour prévenir la contamination

  • 1
    Interhumains
    • toujours bien se désinfecter les mains (se passer les mains sous l’eau ne suffit pas ! il faut du savon ou un désinfectant) après CHAQUE SORTIE et contact avec l’extérieur
    • éviter les regroupements en lieux publics pour éviter tout risque de contamination
    • en cas de symptômes consulter IMMEDIATEMENT un médecin
    • en cas de décès d’un proche contaminé par EBOLA, sachez que le virus se propage fortement dans les 12h qui suivent le décès, il est donc conseillé de ne pas approcher le corps et de pratiquer le rituel funéraire le plus vite possible
    • nettoyer toute la maison au chlore après qu’une personne contaminée y ait vécu ou y soit décédée
  • 2
    Contacts avec les animaux
    • en cas d’abattages d’animaux, de manipulation d’organes et/ou d’animaux morts, toujours porter des gants et vêtements appropriés pour se protéger
    • bien cuire les produits (sang, lait, tissus) avant de les consomme