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Une étudiante invente des briques de sac-plastiques recyclés

11 Aout 2015
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Un éclair de génie, c’est sans aucun doute ce que Lise Fuglsang Vestergaard a eu ! Son idée, récompensée par le prestigieux concours danois Grøn dyst, est de récupérer les vieux sacs en plastique pour en faire des briques et éviter ainsi leur éparpillement dans la nature. Les bénéfices vont bien plus loin qu’il n’y paraît…

 

Le Grøn dyst (Green Challenge) est un concours qui met l’accent sur la durabilité, la technologie verte et le climat. Il est organisé par la très renommée Université Technique du Danemark, dont la formation d’ingénieur est classée parmi les meilleures d’Europe et de Scandinavie. Chaque année, le Grøn dyst permet aux étudiants de présenter leurs « projets verts » à des étudiants, professeurs, hommes d’affaires ou hommes politique, en vue de remporter une bourse.

 

Son idée est née en 2013 lorsque, étudiante en Maîtrise de « Design et Innovation », Lise a passé trois mois en Inde à développer un système de collecte des déchets pour les plus démunis de la ville de Joygopalpur. Les Indiens étaient déjà habitués à collecter les déchets pour gagner quelques roupies en les remettant à des stations de recyclage mais, vu leur transformation plus complexe, ils laissaient les déchets en plastique souple de côté. Ces déchets en plastique sont d’ailleurs à l’origine d’un problème environnemental de plus en plus important en Inde où on est encore très loin de les interdire. Lorsque Lise a observé la façon dont les maisons en briques d’argile étaient emportées au cours des moussons, elle a pensé à utiliser le plastique souple dans la fabrication de briques plus résistantes pour résoudre, de ce fait, deux problèmes en même temps.

 

 

À son retour au Danemark, elle a commencé à expérimenter la fonte du plastique dans un four ordinaire. Aujourd’hui, elle a mis au point une série de prototypes de briques en plastique. Des tests ultérieurs ont révélé que les briques pouvaient supporter jusqu’à six tonnes de pression. Elle a même réussi à y inclure les emballages de collations couverts d’aluminium, particulièrement difficile à recycler.

C’est un accomplissement majeur quand on sait que ces conditionnements constituent une importante part des ordures en matière plastique. Les briques peuvent d’ailleurs contenir jusqu’à 60 pour cent de ces emballages sans que cela ne compromette leur résistance. Lise devra également trouver une méthode sans électricité pour faire fondre le plastique car, à Joygopalpur, où elle souhaite installer la fabrique, les accès au réseau électrique sont rares. Elle a pour ambition, dans la même logique d’intelligence stratégique, d’utiliser un four solaire.

 

Après l’obtention de son diplôme, Lise ne partira pas à la recherche d’un emploi… elle compte simplement retourner en Inde pour finir son projet. Pour trouver les fonds nécessaires à son voyage, Lise s’associe à l’ONG danoise qui avait identifié le projet original de collecte des déchets à Joygopalpur : Inno Aid. Cette ONG, orientée vers des projets innovants et transdisciplinaires, recherche des solutions durables pour la société. Lise va également récolter de l’argent via son site Internet et espère, grâce à la reconnaissance que son prix aura engendré, bénéficier des fonds de l’Agence danoise pour le développement international (Danida).

 

Son prix lui aura permis d’injecter le capital nécessaire dans la première phase de son projet. Elle a d’ailleurs reçu la plus grande distinction pour ce projet, également le sujet de sa maîtrise. Soutenir la créativité des jeunes et encourager les projets de transition, voici une belle manière d’améliorer notre avenir commun !

 

 

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